Rêver malgré tout

Initiation à l’art du conte: l’imaginaire en pleine nature. Pour des jeunes de 10 à 18 ans. Quand? D’avril à octobre 2021. Où? A Viroinval, à Frasnes/Couvin et à Merlemont. Don Fabulist en collaboration avec le Service d’Information et d’Animation des Jeunes (SIAJ), la Maison des Jeunes “Les Leus” de Frasnes et le centre culturel Action-Sud. Avec le soutien de la Fédération Wallonie/Bruxelles.

« Rêver malgré tout » du 6 au 9/04… ça y’est ! C’est parti ! Vous allez donc faire connaissance avec Aaron, Chloé, Doran, Eyser, Hannah, Matthew, Sarah, et Tazmin. Durant une semaine, au centre culturel Action-Sud, à Nismes, ils/elles ont appris à se connaître et ont déjà touché à l’art de conter. Ce super groupe, sympa et motivé a créé, imaginé, et conté sur scène. Pour l’inspiration ? Balade dans la nature, photos et un panel d’ateliers d’art de conter et d’expression donné par Don Fabulist, par Virginie Gorjan du SIAJ et le tout dynamisé par Justine Dancot de “Les Leus” ; on vous promet des histoires fabuleuses dans le Viroinval!
Rêver malgré tout du 8 mai…La journée était bien chargée en animations, en petits exercices de conte; une journée aussi de retrouvailles pour tous et toutes, dans l’univers de l’oralité. À  la fin du jour, les 8 jeunes se sont exprimé.e.s sur ce qu’ils/elles ont retenu de l’art de conter. Et voici, leurs impressions… « Conter » c’est : Avoir une position neutre ; être tranquille et à l’aise ; ne pas trop penser; porter bien la voix et le regard ; regarder le public ; si on est assis, laisser les mains libres du corps ; prendre le temps ; oser ; se mettre dans le conte ; aimer et transmettre son histoire ; avoir des images pour avoir des idées. 
Rêver malgré tout du 26 juin… Les jeunes ont laissé les examens et l’école derrière eux ; ce samedi, ils/elles se sont entièrement lancé.e.s dans l’art de conter, ou mieux de l’oralité. Au début de la journée Ils/elles ont exprimé leurs avis concernant la différence entre lire, raconter et conter : ‘Lire’ c’est montrer ce qui est déjà fait ; ‘Raconter’ signifie que tu exprimes une histoire et une écriture qui existe. L’histoire se montre chaque fois de la même façon. Quand tu racontes tu es le personnage. ‘Conter’ est quelque chose de « fluide ». L’histoire est chaque fois différente et la conteuse ou le conteur décrit le personnage. Pour conter, il faut connaître les gens. Pour se lier aux éléments de la nature et se plonger dans l’imaginaire, les jeunes ont exercé la respiration de l’Eau (l’horizontalité ; l’océan) et de la Terre (la verticalité, l’arbre).Ensuite, lors d’une balade dans les bois, ils/elles ont conté leur propre histoire, entièrement ou en partie. Quelques réactions après cette balade contée : « C’est trop bien de conter dans la nature, devant des jeunes gens. Sans la nature, je n’arriverai pas ! » « Je me sens moins pressé par le groupe que je connais, mais d’autant plus par mon histoire. »
Rêver malgré tout du 10 juillet… Les jeunes héros et héroïnes ont fait du mime corporel et des improvisations de la voix et de la parole. Enfin chacun.e a découvert sa propre histoire qu’il/elle pourra approfondir dans la suite du voyage de « Rêver malgré tout ». Ca fait surgir l’enthousiasme et l’envie!Les paroles des jeunes témoignent de leur originalité, de leur courage et de leur univers unique; leurs histoires se déploient en diversités. Ils et elles disent de leur conte : « Mon conte c’est une histoire amusante et quelque chose à vivre. Il faut que le public soit content de l’avoir écouté ; Mon conte c’est une lumière sur l’horrible ;  Mon conte porte la joie et la tristesse ; Mon conte c’est le mystère dans lequel les autres sentent ce que je vis. Le merveilleux se montre à la fois joyeux et mystérieux ; Mon conte c’est un monde en couleurs. » Une jeune conteuse qui a hésité longtemps pour choisir son conte a dit : « Pour moi, c’est la meilleure journée de « Rêver malgré tout ». J’ai trouvé mon histoire et je me suis fort amusée ! ». 
Rêver malgré tout du 19 au 23 Juillet… Dans la belle région boisée de Merlemont, les jeunes et leurs trois guides ont résidé durant 5 jours dans une vieille école. Elles/ils ont autogéré tout ce qui concerne la pratique du vivre ensemble, comme dans une famille. De même, chacun.e est allé.e bien loin dans son histoire et donc dans la rencontre avec les autres et soi-même. Les jeunes conteur.se.s ont fait une fresque collective, des jeux d’improvisation et d’expression orale et corporelle. En lien avec leur conte et en pleine nature, elles/ils ont pris des photos et ont enregistré des sons d’ambiance. Pour concretiser les personnages et les lieux de leurs histoires, nos aventuriers ont filmé des événements de la nature. Elles/ ils ont également créé des cartes postales et réalisé des autoportraits au miroir. Certain.e.s ont pu s’exercer à la danse au bâton, en portant le masque neutre. Et, bien évidemment, il y a eu des veillées contes, des balades contées et des contes dans la maison, dans le jardin et autour du feu. A chaque fois, avant de conter, les jeunes ont pris un temps de réflexion autour de leur conte ; leur histoire se sont construite davantage, toujours plus fournie en images et en émotions. Les courageu.x.ses ont, malgré tout, continué à travailler leur récit. A travers le vagabondage sur le chemin des contes, elles/ils dépassent, petit à petit, leurs propres barrières. La dernière soirée de la résidence, dans le crépuscule d’une ancienne carrière, les conteu.r.se.s  ont été porté.e.s par l’attention, par le silence et par la bienveillance des autres. Quelle soirée impressionnante ! Quel cadeau !… C’est merveilleux d’entendre tous ces récits qui baignent dans la fragilité, dans la véracité et dans l’amour, avec leur propre univers. Quel.le.s rêveuses et rêveurs formidables !
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